Entrer dans la lumière
Mon corps de pèlerin, s’éveille avec l’aurore
Sur l’air d’un chant sacré, évoquant l’Assomption
La pluie semble d’airain, elle résonne encore
Mais mon âme se crée, l’espoir de rédemption
Ma tasse de café, refroidit sous l’averse
Avant que le départ, ne soit enfin donné
L’écusson agrafé, en repartant je verse
Une larme, une part, d’émotions ordonnées
A l’orée des chemins, j’égrène le Rosaire
La pluie ne tombe plus, mais le temps reste gris
J’espère pour demain, que toute la misère
Puisse rester reclue, dans un passé proscrit
A l’heure de midi, le soleil apparaît
Et le bleu de l’été, égaye mon repas
Un pèlerin me dit, que l’amour transparaît
Du cœur de la piété, lorsqu’elle ne faillit pas
Reprenant le chemin, des flèches immortelles
Porté par la beauté, des bannières au vent
Le chapelet en main, le pèlerin s’atèle
A vivre sa piété, à chanter sous le vent
Pour la seconde fois, de l’année liturgique
La belle cathédrale, ouvrira son portail
Dévoilant à la foi, en un instant magique
Le voile magistral, la beauté du vitrail
Quatre preux chevaliers, sont dignes de porter
Le voile de Marie, brillant de sainteté
Le manteau blanc lié, au col et surmonté
D’une croix enrichie, d’une couleur bleutée
Le soleil du quinze août, traverse les vitraux
Les reflets colorés, brillent de mille feux
Les pèlerins debout, entament l’allegro
Un très beau chant sacré, s’élève vers les cieux
A vous qui écoutez, je vous offre ces vers
Offrons à Notre Dame, une armée de bannières
Qui viendront arpenter, les chemins de lumière
Vierge Sainte en notre âme, écoutez nos prières
Henri de la Croix 14 juin 2007